Loin des strass et palettes, Sarah Zeinab Chan Liol une ancienne basketteuse Sud Soudanaise a pu se frayer un chemin. Cette dernière est entrée dans l’histoire du basketball féminin en devenant à 32 ans la première femme africaine éclaireuse pour une franchise NBA (Raptors de Toronto). Voici 5 choses que vous devriez savoir sur l’ancienne ailière forte de l’équipe d’United State International University.

Ancienne refugiée

Difficile d’y croire pourtant c’est vrai Sarah Zeinad Chan Liol avant d’être basketteuse professionnelle a quitté son pays natal le Sud Soudan  pour se refugier au Kenya avec sa famille. Comme elle, des milliers de sud soudanais ont  fui le pays à la fin des années 90  à cause de l’instabilité politique. Chan n’avait que 12 ans lorsqu’elle va s’installer au Kenya. Elle est inscrite dans un séminaire théologique et là-bas va naitre sa passion pour le basketball.

Basketteuse hors échelle

Qui n’a pas entendu de parler d’une  joueuse sud soudanaise évoluant à United States International University, une équipe kenyane ayant pris part à la Coupe l’équipe type du tournoi aux côtés de Leia Dongue, Italee Lucas, Maimouna Diarra et Anna Suzana Jaime. Elle est aussi  désignée meilleure marqueuse de la compétition avec une moyenne de 26 points par match et meilleure rebondeuse. Sarah Chan a démarré sa carrière à United State University (USIU) et s’est fait connaitre à l’échelle internationale en tant que joueuse de cette formation. 

Sa rencontre avec Masai Ujiri

Avoir croisé le chemin de Masai Ujiri, le Général manager des Raptors de Toronto  restera certainement  la plus belle chose qu’il soit arrivée à Sarah Chan.  En  2018, elle est  coach  bénévole aux Giants of Africa  camp au Kenya. Sa détermination, son caractère et sa motivation vont retenir l’attention du dirigeant nigérian qui s’entretiendra avec elle puis la recrutera en qualité d’éclaireuse pour les Raptors de Toronto en Afrique.

Une Scout bien sur ses escarpins

Vous ne rêvez pas elle est une femme mais travaille avec l’une des meilleures franchises NBA. Son rôle dégoter des perles en Afrique ou encore donner son avis sur des joueurs qui peuvent intéresser sa franchise. L’ailière forte de 33 ans est parallèlement en charge du développement des joueurs au Giants of Africa Camp, un programme de formation qu’a crée Masai Ujiri en 2003.

Son combat pour l’autonomisation de la jeune fille

D’ancienne refugiée à manager NBA, le parcours de l’ancienne joueuse de l’université d’Union aux USA  n’a pas été un long fleuve tranquille. Aujourd’hui , elle veut inciter la jeune fille à prendre son destin en main soit en allant à l’école ou en utilisant le basket-ball comme un outil de développement. Au Sud Soudan son pays natal, des fillettes à l’âge de la puberté sont contraintes de se  marier et Chan en fait un combat. Pour la Scout NBA, la jeune fille peut réussir dans la vie en pratiquant le basket-ball.

Par Joëlle Bogmis