Suspendues de toutes compétitions internationales par l’ancienne ministre gabonaise des sports Nicole Assele il y’a deux ans pour faute de résultats, les sélections gabonaises de basket-ball sont de retour sur la scène africaine. Et le premier rendez-vous pour les pantheresses sera de prendre part à la phase  éliminatoire de la zone 4 de l’afrobasket Women qui se disputera au Cameroun le mois prochain.

En préparation depuis le mois de mars dernier du lycée national Leon Mba à Libreville, les basketteuses gabonaises peaufinent leur jeu en attendant l’arrivée de certaines joueuses professionnelles comme l’a affirmé le directeur technique national Blaise Louemba Balekita.

Nous ne sommes pas encore fixés sur la participation des joueuses professionnelles car nous ne connaissons pas les décisions du ministère. Pour le moment nous sommes dans l’attente néanmoins le groupe s’entraine malgré le problème de trésorerie qui se pose.  

Actuellement 12 joueuses s’entrainent sans relâche parmi lesquelles six anciennes et six autres de la nouvelle génération à en croire le journaliste gabonais Jean Claude Nounamo de Gabonallsport. Orphelines d’un championnat féminin depuis environ deux ans, les basketteuses gabonaises se contentent pour l’instant des championnats organisés dans les ligues provinciales. Une aberration selon Félicité Nzong Ollé ancienne joueuse aujourd’hui à la tête  du comité départemental 37 sur les sélections U11F en France.

Il y’a pas de championnat  féminin au Gabon  sur quelle base une sélection peut-elle se faire à deux mois d’une échéance ? Ou bien a-t-on seulement construit  l’équipe autour de notre valeur sûre Géraldine Robert ? On parle de joueuses professionnelles nous n’en avons plus assez  pour faire une équipe. Notre objectif devrait être la formation dès le plus jeune âge mais il y’a un manque d’infrastructures mais aussi de volonté politique.  

Absentes à Bamako en 2017, les pouliches de Guy Roger Mavoungou Bayonne visent une place à la phase finale du Championnat d’Afrique de basket-ball féminin 2019.

Joëlle Bogmis