Le rookie tchadien de 24 ans a été désigné meilleur défenseur de l’année (2019-2020) en NBA G-League. Une première distinction pour Chris Koumadje (2m24) évoluant dans l’effectif de Delaware Blue Coats. Le pivot a été testé par les Sixers de Philadelphie en présaison avant d’être envoyé en NBA G-League.  

Meilleur défenseur de l’année 2019-2020 en NBA G-League. Vous vous attendiez à une telle distinction ?

Je m’attendais à recevoir un prix cette saison car j’ai bien bossé pendant l’été et la saison écoulée. Quand on travaille dur on espère obtenir de bons résultats. Avant le début de la saison, j’avais des doutes mais quand j’ai commencé à bosser, j’ai pris confiance en moi.

Votre profil sur le site de NBA G-League révèle que vous avez inscrit 16 double-doubles et 1 triple double pour une moyenne de 11 points et 10 rebonds/match. Comment décrivez-vous votre 1ere saison ?

J’avais des objectifs personnels avant le démarrage du championnat, je me suis dit qu’il fallait que je me concentre sur ce que j’avais à faire. Comme vous avez pu le constater, les résultats sont là et je suis plutôt satisfait de mon rendement.

Parlez-nous de votre participation au camp d’été 2019 avec les Sixers de Philadelphia. 

C’était une belle expérience parce que je pars de l’université pour venir  m’entrainer avec des joueurs NBA.  C’était une immense opportunité à saisir pour le  joueur que je suis. J’ai énormément appris aux côtés des All Stars et joueurs expérimentés, ce camp avec les Sixers de Philadelphie m’a permis d’élever mon niveau de jeu.

Qui vous a le plus inspiré dans votre basket ?

En grandissant ma maman m’a toujours inspiré, elle a toujours été battante. Ma grand-mère aussi a joué un rôle important, elle m’a apprise à ne jamais baisser les bras.  J’ai un oncle qui m’a poussé à pratiquer le basketball, il s’appelle John Mala, c’est lui qui me présente au coach Theo que tout le monde connait à Ndjamena. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à m’entrainer, je n’étais pas doué mais je me suis bonifié avec le temps et la motivation d’avoir du succès dans le basketball.

La Saison sportive 2019-2020 s’est achevée en NBA G-League, vous avez décroché une distinction. Quel est votre prochain objectif ?

Mon objectif principal est d’intégrer la NBA plus précisément l’équipe des Sixers de Philadelphia mais je serai ravi de rejoindre n’importe quelle autre franchise qui s’intéressera à moi.

Chris Koumadje est-il prêt à jouer la sélection nationale du Tchad de Basketball ?

Je suis 100% tchadien de père et de mère, ce sera un honneur pour moi de jouer pour l’équipe nationale de mon pays. J’espère que ce jour arrivera bientôt.

Comment trouvez-vous le niveau de cette sélection tchadienne ?

Nous avons des joueurs talentueux, J’ai la conviction que les choses vont s’améliorer avec le temps. Nous avons des atouts nécessaires pour développer le basketball tchadien.

Bien avant le début de la Summer League NBA 2019, certaines plateformes américaines vous prenaient pour un basketteur sénégalais. Quelle est votre relation avec le Sénégal

Comme je l’ai dit  je suis 100% tchadien, je suis né au Tchad donc je ne sais pas où les médias ont trouvé ces rumeurs.  Je suis passé par le Sénégal et c’est là-bas que j’ai rencontré Ibrahima Ndiaye, le manager de Flying Star Academy. C’est grâce à son académie que j’ai obtenu une bourse pour venir en Floride.

Vous êtes en train d’écrire l’histoire du basketball tchadien au plus haut niveau pourtant plus jeune vous n’étiez pas un amoureux de la balle orange. D’où nait votre passion ?

J’ai joué au football jusqu'à un certain âge, j’ai découvert le basket un peu tard. Je suis intéressé à la chose quand je prenais de la taille. C’est à Dakar que tout a réellement commencé, je m’entrainais 3 à 4 fois par semaine. Je suis un compétiteur dans l’âme, je me donne à fond quand j’ai un objectif à atteindre.   

Quel message pour la jeunesse tchadienne qui aspire à suivre vos pas ?

A tous les jeunes tchadiens, je leur dirai de bosser dur et d’y croire. Il y a quelques années, j’étais dans la même situation qu’eux. Je veux qu’ils continuent à croire en eux et qu’ils disent que rien n’est impossible à celui qui bosse dur.

Propos recueillis par Joëlle Bogmis