Le vice capitaine de l’équipe nationale de basketball du Cameroun s’est engagé avec Turc Telekom. Kenneth Kadji n’est plus un joueur de Movistar Estudiantes de Madrid en Espagne. L’ailier fort de 31 ans a choisi de retourner en Turquie après un accord trouvé avec son ancien club espagnol.  

Nous avons appris votre départ de Movistar Estudiantes de Madrid sur les réseaux sociaux quelques jours après la tenue des éliminatoires de l’Afrobasket 2021. Résiliation mutuelle ou départ forcé ?

On va dire résiliation mutuelle, le club était en mauvaise situation en Espagne, il est dernier actuellement au classement et moi je voulais poursuivre ma carrière sur une note positive. Après les éliminatoires de l’Afrobasket 2021,  nous sommes entendus et j’avais déjà pas mal de propositions. On a rompu le contrat et j’ai continué en Turquie où j’avais déjà passé trois ans.

Votre participation aux éliminatoires du championnat d’Afrique 2021 y est pour quelque chose ?

Ma participation aux éliminatoires je ne dirai pas c’est ce qui les a fait craquer mais on sait très bien que FIBA et les clubs en Europe ont ces problèmes pendant les fenêtres donc c’est toujours difficile pour aller en équipe nationale.

Donc votre club aurait préféré que vous restiez en Espagne pour essayer de le sauver de la relégation ?

Ce n’est pas qu’il ne voulait pas me libérer comme j’ai dit on était dans une situation difficile et pour eux il fallait se concentrer sur le club qui est dans la lanterne rouge. Bref, Il aurait préféré que je fasse le bon choix

Vous regrettez d’avoir choisi la sélection nationale plutôt que votre club ?

Pas de regrets car jouer en sélection nationale  en plus à domicile c’est des moments que tu ne peux pas comparer avec l’argent. Jouer avec mon frère, jouer devant ma famille c’est des moments que tu ne peux remplacer sinon dans l’ensemble tout s’est bien passé. Ça m’a donné une opportunité de rentrer en Turquie où j’ai fait trois belles saisons. Je veux continuer sur cette lancée, évoluer au championnat turc mais aussi en FIBA champions League.

Quel bilan faites-vous de votre passage à Movistar Estudiantes de Madrid en Espagne ?

Honnêtement je ne vais pas dire que ça n’a pas été une belle expérience. Je savais quelle était la situation du club sur les cinq dernières années. Mon choix avait été fait et j’ai  accepté de jouer pour Movistar Estudiantes de Madrid malgré les multiples sollicitations estivales. Je n’ai pas hésité pas quand  l’opportunité s’est présentée car c’est une équipe espagnole  dommage que mon contrat ait été de courte durée. J’ai assuré au niveau des statistiques et sur le terrain malheureusement pour moi ce n’est pas une équipe de première division ACB. Je leur souhaite bonne chance pour la suite

Vous êtes de retour en Turquie, un championnat que vous connaissez bien. Qu’est-ce qui vous a motivé à y retourner en lieu et place de la France ?

La Turquie et l’Espagne ont les meilleurs championnats d’Europe voilà ce qui m’a fait revenir ici. En plus Turc Telekom dispute la champions League européenne et nous avons des chances de remporter cette compétition.

Vos coéquipiers de l’équipe nationale et vous avez achevé la phase aller des éliminatoires de l’Afrobasket 2021  derrière la Côte d’Ivoire 1er de la poule C. Qu’est-ce qui vous a manqué durant ce match contre les Eléphants ?

Contre la côte d’Ivoire on n’a pas fait une bonne première mi-temps et c’est ce qui nous a blessés. On n’a pas mis de l’énergie dans ce match. Les ivoiriens en ont profité pour prendre une avance de 15 points en première mi-temps.

Avez-vous des chances de vous hisser à la tête de votre poule à l’issue de la phase retour ?

Rien n’est encore fait, je pense qu’on a des chances de finir premier de cette poule. On attend juste la phase retour en côte d’Ivoire

Vous avez entamé la mise sur pied de votre académie de basketball à Douala. A quel niveau vous en êtes ?

C’est juste les infrastructures, monter le staff nous voulons vraiment être presqu’à la perfection pour cette rentrée 2021. Pour l’instant, nous finalisons avec la logistique. L’académie ce n’est pas que pour les enfants mais c’est aussi pour les professionnels qui n’ont pas envie d’aller aux USA ou en Europe pour s’entrainer pendant leur séjour au bercail. On aimerait aussi proposé un endroit adéquat où les joueurs pourront se concentrer pendant une ou deux semaines avec une bonne nutrition et un programme de travail de haut vol.

Propos recueillis par Joëlle Bogmis